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Dans le
journal Minute du 1er septembre 2004, Jean-Marie Le Pen sen
prend à lEsprit Public et à mon action.
Il me semble important de porter à la connaissance du
plus grand nombre, la réponse à monsieur Le Pen
et à Minute, que jenvoie aujourdhui.
Cette véritable
charge en règle contre mon action et mes amis appellent
les réponses suivantes:
1/ Stupéfiante
et gravissime est la phrase de monsieur Le Pen en page 8 de
Minute : "Tous ces gens dextrême-droite
ne mont jamais vraiment aimé". Le Pen
victime de lextrême droite ? Qui est cette "extrême
droite" ? Qui en fait partie ? Les dizaines de milliers
de militants catholiques, nationalistes, patriotes, identitaires,
royalistes, traditionalistes qui, depuis trente ans, ont collé,
tracté, parfois été blessés ou perdu
leur emploi, pour que, lui, monsieur Le Pen soit élu
? La grande majorité des électeurs du Front national
qui se sentent patriotes, catholiques, nationalistes
?
Il est incroyable
de voir monsieur Le Pen parler comme Le Monde ou comme Libération
! Pour le président du Front national, les militants
de la droite nationale sont des "gens dextrême
droite" ? Que ne sen est-il aperçu plus tôt
!
2/ Monsieur
Le Pen me reproche de nassister quà 10% des
réunions du bureau politique du Front national. La chose
nest pas inexacte mais elle repose sur une explication
très simple. On ne va pas au cinéma lorsque celui-ci
ne projette pas de film
ou, pire ! lorsque le projectionniste
passe toujours la même bobine. Je ne vois donc pas lintérêt,
sauf exception, de faire 1 500 kms aller-retour dans la journée,
puisque je nhabite pas Montretout, pour assister à
une séance de bavardage et dauto congratulations.
3/ Monsieur
Le Pen me prête la phrase : "Là où
Mégret a échoué, je réussirai
".
Curieuse obsession chez monsieur Le Pen que celle de monsieur
Mégret ! A qui, quand et où aurais-je dit cette
phrase idiote ?
Confidence
pour confidence, je peux affirmer à vos lecteurs quil
ma été rapporté que monsieur Le Pen
avait déclaré : "Je vire Bompard, je domestique
Gollnisch, et hop ! je lègue la boutique à ma
fille". Vous voyez comme cela est sérieux
Pour conclure,
je réfute totalement être entré "en
dissidence", comme vous lécrivez en page 9.
Fondateur du Front national en 1972 avec des centaines dautres
militants, le Front national est mon mouvement. Je ne le quitterai
pas. En revanche, je ne pense pas que le Front national soit
une secte. Pour moi, le droit au débat et à la
critique positive est primordial. Dans ce contexte, poser la
question de la succession du président du mouvement nest
pas un crime de lèse-majesté. Cest simplement
songer à lavenir. |