6 septembre 2004 : Communiqué de presse de Jacques Bompard

J’ai appris par voie de presse la décision du bureau exécutif du Front national de me suspendre de mes fonctions au sein du FN pour une période de 13 jours ainsi que la réunion de ce même bureau exécutif en ma présence le jeudi 16 septembre prochain.

Cette sanction est profondément injuste.

Ceci étant dit, je me félicite d’avoir obtenu le droit d’être présent à ce prochain bureau exécutif. En effet, il me donnera l’occasion de rencontrer le président du FN et de m’entretenir avec lui de la situation de notre mouvement. Je note que j’avais demandé à plusieurs reprises cette rencontre et qu’elle m’avait jusqu’alors été refusée. Mon dernier courrier en ce sens, il y a quatre jours, était resté sans réponse.

Je note que le seul grief relevé explicitement contre moi est l’organisation d’une université d’été aux mêmes dates que celle du FN. Je répète ici l’évidence : jusqu’au début du mois de juin et pour la deuxième année consécutive, le FN avait renoncé à organiser une Université d’Eté. M. Le Pen avouait lui-même ne pas en voir l’utilité, comme le rappelle l’hebdomadaire Rivarol de ce vendredi 3 septembre. C’est ensuite et soudainement que cette université a été lancée courant juin. A ce moment là, l’Esprit Public avait déjà envoyé ses invitations et investi dans une propagande coûteuse. Il n’était pas possible d’annuler un événement à la programmation aussi avancée. La solution la plus raisonnable était donc que le FN choisisse une autre date. Cela n’a pas été le cas. Je l’ai regretté et je le regrette encore. Je rappelle que j’avais d’ailleurs proposé qu’Orange accueille le FN.

Je n’ai jamais considéré l’UDT de l’Esprit Public et du Pays réel comme concurrente de celle du FN. Je crois, au contraire, à l’émulation. En fonction de leurs centres d’intérêts ou de leur proximité géographique, les militants nationaux ont pu choisir la formation qui leur convenait. De plus, je n’ai jamais interdit aux personnes venant à Orange d’aller à Enghien. La réciproque n’a pas été claire.


On le voit, le reproche qui m’est fait à propos de l’Université d’Eté ne repose sur aucun argument valide.


Pour conclure, j’annonce que répondant présent à la convocation devant le bureau exécutif du FN, j’y viendrai loyalement, pour y faire entendre mes arguments et j’espère que, même à huis clos, le débat soit enfin possible. Je développerai mes arguments et notamment les principaux points que je crois utile d’évoquer pour l’avenir et le développement du mouvement national.