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Découvrant
aujourd'hui dans la presse nationale les propos tenus par monsieur
Le Pen, je me trouve placé comme la plupart des militants
du Front national devant l'énigme suivante :
Que cherche
Jean-Marie Le Pen ? Ou, plus exactement, que cherche le président
du Front national ?
La question
est fondamentale.
Croit-il
que les Français qui souffrent de l'insécurité,
du chômage, de l'immigration, des délocalisations,
de la perte de leurs racines, s'intéressent en 2005 aux
événements de 1945 ?
Depuis plusieurs
années, le Front national connaît un recul en terme
de nombre d'élus, de cadres, de militants. Monsieur Le
Pen pense-t-il que ses déclarations peuvent rendre de
l'espoir, attirer à nouveau, rassembler ?
Si monsieur
Le Pen estime que l'étude de la seconde guerre mondiale
doit être un élément important du discours
du Front national, pourquoi ne sollicite-t-il pas l'avis du
Bureau politique, du Conseil national, du Congrès ?
Pour ma
part, je m'intéresse d'abord et avant tout au présent.
Les Français que je rencontre tous les jours ont, eux
aussi, pour préoccupation principale, et je les comprends,
l'avenir de leurs enfants. Pas la jeunesse de leurs arrière-grands-pères.
Le mouvement national ne peut gagner tant qu'il n'aura pas compris
que c'est dans ce seul quotidien qu'il faut s'ancrer.
Dans ce
contexte, la réunion d'un Congrès du Front national
devient une urgence. Chaque année qui passe est une année
de perdue pour le mouvement et pour la France que le Front national
a la prétention de sauver. De ce Congrès devront
sortir de nouvelles orientations en terme de pratiques et d'organisation
militante.
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