Jean-Louis Borloo se moque des Français victimes de l'insurrection des banlieues!


Jean-Louis Borloo, ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale, vient d'annoncer que 30 milliards d'euros allaient être rapidement dépensés dans un plan pour les banlieues. Indiquant que l'A.N.P.E. se verrait fixé comme objectif de recevoir individuellement chaque jeune des quartiers dits sensibles, il a, en outre, déclaré : "Il y a un bouillonnement, une vie dans ces quartiers, ce sont les endroits où il y a le plus d'énergie dans notre pays"!

Les Français habitant dans ces quartiers où l'on brûle, casse, agresse, apprécieront à sa juste mesure cette déclaration. Mais il est vrai que M. Borloo n'habite pas dans ces quartiers. Il est vrai également que cette "énergie" ne s'exerce pas aux dépends de sa voiture personnelle ou de l'école de ses enfants. En fait, M. Borloo, comme Nicolas Sarkozy, comme Jacques Chirac, parle de ce qu'il ne connaît pas. Il parle pour flatter les émeutiers, dans l'espoir de les calmer. Son discours est celui de la crainte et de la faiblesse face à une démonstration de force et de haine. C'est également un discours de justification des émeutes. En effet, prétendre que les banlieues brûlent au prétexte que, depuis dix ans, on ne ferait rien pour elles est non seulement faux mais laisse accréditer la thèse que les émeutiers auraient des raisons de casser.

Pour appuyer le délire verbal du ministre, qui est exactement le même que celui de la gauche, le journal Libération de ce jour donne quelques exemples de la situation de ces "cités abandonnées par l'Etat" (titre d'un article en page 3) :

Dans la banlieue de Lyon, "la baisse et le retard des subventions ont entraîné des problèmes (…). A la M.J.C., le piano a cessé cette année, le théâtre pour adultes est menacé"!

Ainsi donc, ce sont des mélomanes, des disciples de Mozart, des amoureux de Molière et de Corneille, qui brûlent et qui tirent sur les policiers. Ainsi donc, il suffirait que les Français remettent la main au portefeuille, pour que tout rentre dans l'ordre.

De qui se moquent Jean-Louis Borloo et Libération ?

Dans cette même déclaration, M. Borloo a présenté ses excuses de ministre de la République aux musulmans pour le jet d'une grenade lacrymogène devant une mosquée par des C.R.S. Il n'a pas dit un mot, en revanche, sur la mort de Jean-Claude Irvoas, cet homme assassiné presque au même moment sous les yeux de sa famille, par une bande de voyous. Mais il est vrai que Jean-Claude Irvoas n'était qu'un Français…

Face aux graves événements, face à la haine anti-française, l'heure est au militantisme de tous les patriotes. Avant qu'il ne soit trop tard, la France doit changer de politique et donc de président, de gouvernement et de députés.