Depuis 1997,
la TVA pour les travaux de restauration du bâtiment à
5,5% a permis à de nombreux Français appartenant
aux classes moyennes ou de conditions modestes de procéder
à des travaux dans leur maison. De même, de nombreux
artisans ont pu s'installer et vivre de leur activité.
Or, à
partir du 1er janvier 2006, ce taux de TVA sera fixé
à nouveau à 19,6%.
Dans le
Vaucluse, cette hausse signifie la disparition d'un quart des
entreprises d'artisanat du bâtiment, soit la mise au chômage
de 600 personnes. C'est également l'avenir de 1 300 apprentis
vauclusiens qui est en jeu.
De même,
les professionnels de la restauration et de l'hostellerie attendent
toujours la baisse de TVA de 14,1 points promise par Jacques
Chirac en 2002 ! Cette baisse permettrait pourtant, là
aussi, la création de plusieurs milliers d'emplois.
Sans esprit
de polémique politicienne, force est de constater que
l'Etat chiraquien, en place depuis plus de trois ans, se montre
incapable de soutenir le monde du travail libre et, en l'occurrence,
celui de l'artisanat et de la restauration.
Sur ce sujet,
comme sur bien d'autres, l'UMP a échoué. Il est
temps que les Français en tirent les conclusions électorales
qui s'imposent. |