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Jean-Claude
Martinez trahit les militants et les électeurs patriotes.
Jean-Claude Martinez, député européen du
Front national, nommé par Jean-Marie Le Pen conseiller
spécial pour la campagne présidentielle, vient
de donner une conférence de presse dans laquelle il trahit
les militants et les électeurs du Front national. Pour
s'en convaincre, il suffit de lire ses déclarations citées
par l'A.F.P. le 23 janvier.
"Nos
banlieues francophones" peuvent devenir "des
alliés objectifs de la survie du rayonnement français
dans le monde".
De quelles banlieues parle le conseiller spécial de monsieur
Le Pen ? Celles qui ont brûlé en novembre dernier
? Celles où la communautarisation et l'avancée
de l'Islam se font chaque jour plus fortes et la présence
de l'Etat à chaque instant plus faible ?
"Au
moins les beurs et les immigrés, eux, n'ont rien à
faire de l'anglais, quand ils font (
) du rap, c'est du
rap en Français".
Jean-Claude Martinez cite les rappeurs Diams et MC Solar. Il
ne connaît sans doute pas les groupes de rap qui insultent
la police, menacent les Français, vomissent leur haine
de la culture européenne. Pour l'édification du
pauvre Martinez qui n'a jamais vu un rappeur de près,
citons ces simples paroles d'un certain M. R : "La France
est une garce, n'oublie pas de la baiser jusqu'à l'épuiser,
comme une salope il faut la traiter, mec !".
Faut-il traduire ces insanités en anglais pour que le
député européen Martinez s'en émeuve
?
Le conseiller
du président du Front national propose également
la création "de services publics planétisés
(adduction d'eau potable, lutte contre les pandémies,
alphabétisation
) financés par une TVA de
l'espace".
Proposer la création d'un impôt bouffon lorsque
l'on appartient à un mouvement qui proteste depuis des
années contre le fiscalisme étouffant de l'Etat
et que l'on préside, en outre, une association contre
le fiscalisme, est pour le moins surprenant. Vouloir combattre
l'analphabétisme au Congo alors que la France se montre
incapable d'instruire correctement nombre de ses enfants ne
l'est pas moins.
Enfin, Jean-Claude
Martinez prévient : "Ce n'est pas Le Pen qu'il
faut changer, mais une partie des idées du Front national".
Avant de conclure qu'il faut s'ouvrir à gauche
Les cadres
et militants du Front national attachés au programme
de droite nationale de leur mouvement voient ainsi confirmés
les déclarations de Marine Le Pen sur la nécessité
de rayer nombre d'idées du programme du Front national,
et notamment celles relatives à la lutte contre l'Islam,
l'immigration ou à la défense de la vie.
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